Articles

Zoom sur l’évolution du E-commerce en France

Plus de 103.4 milliards d’euros : c’est le chiffre d’affaires réalisé par le E-commerce en France en 2019 d’après la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance). Depuis 2015, le secteur est en constante expansion, aujourd’hui plus de 8 Français sur 10 achètent des produits/services via un site en ligne ; tous supports confondus (ordinateur, smartphone, tablette…). Pour mieux comprendre ce qu’est l’e-commerce et comment est-il devenu ce qu’il est aujourd’hui, il faut remonter à ses origines, plus de 20 ans en arrière.

Tout d’abord, qu’est-ce que le e-commerce ?

Le e-commerce est autrement appelé commerce électronique ; il est défini par des transactions commerciales réalisées à distance à l’aide d’interfaces électroniques. Contrairement au commerce traditionnel qui quant à lui est caractérisé par d’anciennes méthodes (marché, brocante…).

Le début du E-commerce en France

Le concept du e-commerce ne date pas d’aujourd’hui ! Il a fait son apparition lors des premières transactions faites par des moyens électroniques. Le e-commerce en France est né au cours des années 80. Il a commencé à vraiment se démocratiser lors des années 90 avec l’apparition des premiers ordinateurs (Minitel) dans les foyers français.

Le début des solutions e-commerce en France est caractérisé par le téléphone rose, le 3615 ou encore les ventes de la Redoute. C’est avec l’arrivée du haut débit au début des années 2000 que débute l’ascension du commerce par Internet.

Le e-commerce : une évolution fulgurante

L’expansion du e-commerce en France est liée à plusieurs facteurs, sans eux, ils n’auraient surement pas connu le même succès. Le progrès technique et l’informatique ont offert un boost considérable au développement du E-commerce en rendant à la fois les ordinateurs plus puissants, plus rapides et plus abordables. En 1999, près de 25% de la population française possède un « micro-ordinateur » et 7% des ménages ont accès à Internet (Insee).

Image statistique Fevad

La croissance des années 2000

Après la crainte du bug de l’an 2000 qui a vu disparaître énormément de sites, les échanges électroniques s’intensifient et de nombreux nouveaux sites voient le jour en France et dans le monde entier. À partir de ce moment, les statistiques du e-commerce vont commencer à exploser. Le nombre d’utilisateurs se décuple de façon exponentielle et son chiffre d’affaires ne cesse de croître. Tout cela est rendu possible grâce au progrès technique réalisé au cours de ces dernières années. 

Le 8 juin 2000, le Parlement européen et le Conseil ont adopté une directive européenne sur le commerce électronique (Directive 2000/31/CE ). Cette directive a été mise en vigueur en France par le biais de la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2004. Cette phase marque l’avènement de l’explosion du e-commerce en France

L’ascension des chiffres

Entre 2000 et 2010, en France le chiffre d’affaires du e-commerce s’est vu passer de 0.7 milliard d’euros à 31 milliards (soit un taux d’évolution de plus de 4000%) selon les sources de la FEVAD.
Plusieurs facteurs ont impacté cette évolution et ont fait exploser les ventes sur Internet, notamment la popularisation des ordinateurs au cœur des foyers français, en 2004, 44.7 % des Français possédaient un ordinateur contre 69.7% en 2010 (selon l’Insee). De plus, les connexions des ménages à l’Internet s’intensifient passant de 12 % en 2000 à 64 % en 2010 (selon l’Insee).

 

Image E-commerce stratégie

Le futur du E-commerce

Après 30 ans d’existence, où en est l’e-commerce français actuellement ? Est-il toujours en pleine croissance, ou est-il en déclin ? Quelles sont les menaces et opportunités qui attendent ce marché d’avenir

Au cours des années à venir, l’e-commerce va connaître de nombreuses modifications, en grande partie liées aux évolutions du web (avec l’apparition du web sémantique) mais pas uniquement…

Les attentes des consommateurs vont-elles aussi avoir un impact direct sur ces modifications ! L’évolution des achats en ligne (crypto-monnaie), le développement des intelligences artificielles et l’évolution des modes de livraison.

Le e-commerce aujourd’hui

Aujourd’hui l’e-commerce en France c’est plus de 200 000 sites marchands actifs qui génèrent environ 200 000 emplois directs (selon la FEVAD), c’est un moyen rapide et efficace d’accroître son business en augmentant sa visibilité et par conséquent sa compétitivité. 

Les marketplaces comme Amazon, la Fnac ou encore Cdiscount sont de plus en plus omniprésents dans la tête des consommateurs. En France, près d’un Français sur cinq achète sur Amazon soit plus de 22% de la population française, ces chiffres montrent l’importance qu’a acquise la vente en ligne ces dernières années.

Les tendances de consommation changent et elles ont un impact immédiat sur l’e-commerce français. On retrouve en top 3 des produits et services achetés sur Internet au cours des 12 derniers mois : la mode & l’habillement (51%), les produits culturels (41%) et les jeux et jouets (38%).


Les e-commerçants cherchent à se renouveler, à toujours améliorer leurs objectifs (taux de conversion, taux de clic, montant du panier moyen). Pour cela, se démarquer de la concurrence est un de leurs objectifs phares. Suite à ça, de nouvelles méthodes ont vu le jour :

 

  • L’affiliation : a pour objectif de rediriger les clients vers un commerçant en moyennant une commission.

 

  • Les formations en ligne : produits immatériels livrés dans la boîte mail du client, téléchargeable ou directement consultable sur le site marchand après paiement en ligne.

 

  • Le Dropshipping : l’e-commerçant développe son site vitrine, il n’a aucun stock à gérer, cela se fait directement du fournisseur au client.

L’e-commerce se transforme tout comme le comportement des consommateurs, les technologies (module prestashop, wordpress) ou encore le monde. Chaque évolution, chaque changement est prédéfini par des phases, en 2019 le marché du e-commerce à franchir le cap historique dès 100 milliards d’euros. Actuellement, nous sommes en pleine crise sanitaire, de nombreux secteurs d’activité sont impactés, mais pas le e-commerce qui lui a connu un véritable essor au cours de cette année 2020.

 

 

L’impact des social media sur un e-commerce

Depuis quelques années maintenant, les social media sont devenus un incontournable levier marketing permettant à n’importe quelle entreprise les utilisant, d’accroître sa visibilité. Le e-commerce quant à lui ne cesse de se développer, et de ce fait, la concurrence devient rude. C’est pour ça que leur succès ne se repose plus seulement sur la qualité de leurs produits vendus, mais aussi sur la notoriété des boutiques en ligne.

Plusieurs études ont démontré qu’en 2017, 83 % des e-commerçants passait par les médias sociaux pour augmenter le trafic et ainsi, se démarquer de la concurrence.

Mais quelle est la réelle importance des réseaux sociaux en e-commerce ?

Mesurer l’impact des social media sur la boutique en ligne

Si on ne sait pas réellement le nombre de ventes effectuées grâce à un réseau social, cependant, les différentes plateformes possèdent des fonctions de statistiques qui permettront au e-commerçants d’en savoir plus sur :

  • Son audience (l’âge, le sexe et la démographie de ses visiteurs)
  • Son taux d’engagement (le nombre de personnes atteintes par la publication, les réactions, les partages, le nombre d’abonnés et de clics sur les liens)
  • Ses publications les plus performantes
  • Les moments où sa communauté est la plus active pour poster des publications qui seront plus vues

De plus, grâce à des outils annexes comme Google Analytics par exemple, il pourra vérifier si les actions de son audience sur les réseaux sociaux ont un impact sur les ventes.

Quel réseau social pour quels enjeux ?

Avant de se lancer dans les réseaux sociaux pour promouvoir son business, il est important de connaître ces plateformes et leurs différentes particularités, car le message que vous souhaitez véhiculer n’aura pas le même impact selon ces derniers.

Instagram

Ce social média permet de communiquer à travers des visuels. Il est intéressant grâce à ses multiples fonctions qui permettent de se rapprocher de sa communauté (stories, instagram TV, live…). De plus, la toute dernière nouveauté Instagram Shopping mets en avant les boutiques en ligne.

Facebook

De loin le réseau social le plus utilisé dans le monde (2,2 milliards d’utilisateurs en 2017). La tranche d’âge en majorité sur Facebook sont les utilisateurs dans la trentaine, ce qui permet de toucher un grand nombre de personnes. Cet outil est l’idéal pour développer son image de marque, diffuser des promotions et organiser des actions publicitaires.

Twitter

Twitter est une plateforme assez différente car l’impact du message que l’on souhaite faire passer doit se tenir en 280 caractères. Il permet d’augmenter la visibilité d’une boutique en ligne, mais le plus important sur Twitter, c’est que les autres utilisateurs parlent de vous.

Youtube

Un média très apprécié et utilisé des internautes, mais qui demandent beaucoup d’investissement. Youtube sert à publier des vidéos qui permettent de mettre en valeur des produits, faire des tutoriels, des vidéos “avis” ou des publicités.

Pinterest

La majorité des utilisateurs de Pinterest sont à 60 % des femmes. Bien qu’il reste un des réseaux sociaux les moins utilisés, il est cependant très prometteur puisqu’une photo redirige directement à la boutique en ligne lorque l’internaute clic dessus. Si vous êtes dans le domaine de la cuisine, de la mode, de la déco ou du design il serait quasiment impossible passer à côté de Pinterest.

Tiktok

Petit dernier de la bande, Tiktok est pourtant un réseau qui ne cesse de s’imposer et prendre une place importante dans la jungle des réseaux sociaux. Nous vous invitons à consulter l’article “Les enjeux de Tiktok” sur le blog de Web Théorie pour bien comprendre l’impact que peut avoir ce social media.

LinkedIn

Réseau de BtoB, il peut être intéressant si vos clients sont des professionnels. Il permet de mettre en avant votre expertise dans un domaine.

Quelques chiffres …

  • D’après une étude, en 2020, 31 % des Français ont déjà acheté un produit via un réseau social
  • Le montant moyen des dépenses pour l’achat d’un produit via les réseaux sociaux se situe entre 30€ et 50€
  • La valeur moyenne des commandes sur Instagram est de 65$ contre 55$ sur Facebook
  • Les 18-34 ans font partis des acheteurs les plus importants sur les réseaux sociaux
  • 86 % des Français sont méfiants à l’égard des publicités, placements de produits sur les social médias.

 

N’hésitez pas à consulter nos différents articles !

Quel avenir pour les métiers du web en 2019 ?

La licence professionnelle E-commerce & marketing numérique à l’IUT Bordeaux Montesquieu forme une trentaine d’étudiants qui seront amenés à travailler dans les métiers du web en 2019 et dans les années à venir. Avec les avancées technologiques et la transformation digitale des entreprises, à quoi peut-on s’attendre au niveau du recrutement dans le secteur du digital en 2019 ?

État des lieux de l’e-commerce en 2019

L’année 2019 est une bonne année pour l’e-commerce français, une étude Xerfi montre que les ventes en ligne dépasseront les 80 milliards d’euros cette année. On note également l’évolution du nombre de sites e-commerce mais aussi l’augmentation du nombre d’acheteurs en ligne en France. Tout cela indique que la part de l’e-commerce dans le paysage français ne cesse de croître.

Les nouveaux métiers et l’emploi dans l’e-commerce

L’e-commerce, un secteur porteur

Le secteur du e-commerce est un marché qui génère constamment du travail. Saviez-vous que selon le journal du net, 37,5 millions de Français achètent sur internet ?

Cela représente beaucoup de consommateurs à satisfaire, ce qui impacte directement la création d’emplois dans le secteur. Le web est en demande constante de métiers digitaux adaptés à presque tous types de profils :

  • la communication sur les réseaux avec le métier de community manager,
  • la gestion, l’aspect commercial avec le métier de business developer,
  • la rédaction avec le métier de rédacteur web,
  • la gestion de projet avec le métier de chef de projet web,
  • le marketing avec le métier de chargé d’études marketing,
  • la stratégie avec le métier de responsable e-commerce.

L’émergence de nouvelles compétences

L’avènement du e-commerce a favorisé l’élargissement de nouvelles compétences dans le monde du commerce. Beaucoup d’entreprises ainsi que les grands groupes qui recrutent de nos jours accordent un grand intérêt au curriculum vitae du candidat. Ce dernier, pour avoir un profil recherché, doit maîtriser au mieux les divers aspects du commerce en ligne. Près de deux tiers des sites « leaders » ont augmenté leurs effectifs et plus de la moitié (54 %) souhaitait déjà poursuivre les recrutements en 2018, selon ComarketingNews.

Les changements dans la manière de recruter en 2019

La transformation digitale a modifié les besoins de beaucoup d’entreprises qui doivent trouver les bonnes personnes afin de pouvoir s’adapter et parfois même survivre dans leur secteur d’activité.

Le Candidate-Driven Market

Depuis quelques années, une collaboration entre les organismes d’éducation et de formation se met en place pour permettre aux entreprises et au gouvernement d’identifier les besoins en compétences. Les entreprises vont de plus en plus recentrer leurs processus de recrutement autour du candidat en lui-même dans une démarche appelée Candidate-Driven Market ou le marché de l’emploi orienté vers le candidat qui a pour objectif de permettre à chaque candidat de pouvoir accéder à ses aspirations… Une innovation dans l’emploi et le recrutement !

 

En effet, les entreprises se concentrent dorénavant sur l’importance de vendre une culture, une marque et une réputation pour attirer les meilleurs talents. Les candidats ne choisissent plus un poste en se basant uniquement sur le salaire mais également en analysant la culture de l’entreprise et le bien-être au travail. Il est important que les employés puissent se projeter dans une entreprise qui leur correspond.

Des recruteurs plus attentifs aux profils des candidats

Aujourd’hui, les recruteurs sont plus avertis et prudents. En effet, ils prennent en compte le social media, l’expérience du candidat, sans oublier les leviers d’acquisition de publicité maîtrisés par celui-ci. Ces leviers d’acquisition SEAsont des moyens qui permettent à une entreprise de se faire connaître sur son secteur grâce à des plateformes de publicités telles que Google Adwords, Facebook Ads ou encore Linkedin Ads.

Un processus de recrutement optimisé

Les entreprises ont encore des processus de recrutements qui ont tendance à être longs : en moyenne, la durée d’un recrutement d’un cadre est encore de neuf semaines et plus encore pour un cadre expérimenté (10 ans d’expérience et plus). Heureusement, une amélioration s’opère : aujourd’hui 30% des recrutements en France dureraient de deux à cinq semaines. Des nouveaux outils numériques contribuent à une amélioration du processus pour le dépôt de candidature, ces outils permettent de personnaliser le recrutement et de proposer une vraie valeur ajoutée au candidat. De plus en plus apprécié, l’entretien vidéo peut être adapté autant pour le recrutement d’un commercial (pour tester son argumentaire commercial) que pour celui d’un chargé de communication.

Concurrence et pénurie de talents

Le marché du travail a récemment vu les entreprises avec une grande demande en compétences spécifiques, ce qui entraîne une augmentation de la concurrence entre employeurs. Par ailleurs, le monde de l’informatique et du digital souffre d’une pénurie de compétences, en particulier de compétences techniques, mais surtout d’un manque de spécialistes. En 2019, les candidats qualifiés qui possèdent de nombreuses compétences ont de très fortes chances d’avoir plusieurs possibilités d’embauche à la fois. Une des clés du côté des entreprises est donc de savoir attirer les bons candidats.

Les perspectives pour les années à venir

En chiffres, les prévisions d’embauche pour 2019 et 2020 sont positives selon les experts de DigitalRecruiters

2019-2020 : des embauches au beau fixe !

Les métiers du digital continuent d’embaucher, selon l’Institut Mines-Telecom près de la moitié des entreprises interrogées recrutent encore plus cette année qu’en 2018, les autres entreprises garderont un rythme d’embauches similaire. Selon le site DigitalRecruiters, l’embellie amorcée en 2019 se poursuivra en 2020 avec de belles estimations prévoyant le nombre d’embauches des cadres à plus de 260 000. Depuis quelques années, les startups ont envahi les sites d’emplois en proposant des contrats en alternance, des stages et des emplois en CDI (niveau junior) à pourvoir. Cela promet à nos futurs apprentis diplômés de décrocher des entretiens d’embauche à convertir en emplois grâce à leurs expériences et connaissances acquises lors de leur formation supérieure en E-commerce et marketing numérique.

 “Cette année, 49% des entreprises envisagent de recruter plus d’experts du numérique et 45% autant qu’en 2018.”

Par ailleurs les cabinets de recrutement montrent que les startups ont une forte tendance à recruter dans les métiers du numérique, note Gabrielle Landrac.  Les profils recrutés changent avec l’arrivée de ces startups car celles-ci se tournent vers des profils moins qualifiés mais avec une expérience significative (diplômée de bachelors / licences) et moins vers des diplômés de masters qui coûteront plus cher. La plupart des autres grandes entreprises sont dans une démarche de digitalisation depuis plusieurs années déjà, les experts du numérique ont encore de beaux jours devant eux. Ainsi, les jeunes diplômés du secteur du digital pourront très certainement profiter de ce dynamisme en s’insérant plus facilement sur le marché du travail avec une meilleure perspective d’évolution qu’il y a quelques années.

Les corps de métiers les plus recherchés en 2019-2020

Parmi les métiers les plus performants sur le marché du travail, on retrouve le poste de développeur web, un poste des plus convoités par de nombreuses entreprises et organismes.

Selon le site Rebondir, sur les quelques 66.700 offres diffusées par Pôle emploi en 2018, les offres les plus récurrentes et nombreuses étaient liées à l’informatique, notamment au développement web mais aussi au conseil / maîtrise d’ouvrage en systèmes d’information. En effet, les compétences les plus recherchées sont techniques. On retrouve également des postes liés à la gestion de projet, notamment le métier de Chef de projet web, un poste crucial pour optimiser l’efficacité des équipes au travail et piloter les projets. Les autres métiers les plus recherchés sont aussi ceux d’Experts du Digital UX / UI et d’Expert digital blockchain.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la licence professionnelle et ses débouchés, consultez la page de la formation LP E-commerce !